La dématérialisation des documents en formation : un pas vers l’avenir
- Franck Lemesle
- 20 janv.
- 4 min de lecture

La dématérialisation des documents en formation, un sujet qui a occupé une place importante lors de mon passage de titre de Formateur Professionnel Adulte. En effet, lors de l'évaluation, un des membres du jury m’a interrogé sur la manière dont je limitais la distribution de papier dans mes formations. Une question qui mérite réflexion, car elle s’inscrit dans un contexte plus large : celui de l’évolution des pratiques pédagogiques et de la transition numérique. Alors, comment la dématérialisation peut-elle optimiser nos formations et contribuer à la préservation de l’environnement tout en facilitant l’accès à l’information ?
Un enjeu pédagogique et environnemental
La question de la dématérialisation des documents n’est pas nouvelle. Cependant, elle a pris une dimension particulière ces dernières années avec la montée en puissance des outils numériques. Nous savons tous que le papier est un produit coûteux et impactant pour l’environnement, qu’il s’agisse de son coût de production ou de ses effets sur les ressources naturelles. La dématérialisation vise à réduire cette empreinte écologique tout en répondant aux besoins des formateurs et des apprenants.
Les avantages de la dématérialisation sont multiples. D’une part, elle permet de centraliser et d’organiser les documents de manière plus efficace. Fini les piles de paperasse qui finissent parfois dans un coin, oubliées. Avec les bons outils numériques, chaque document est à portée de main, accessible en quelques clics. Cette organisation permet un gain de temps, une meilleure gestion des supports et une meilleure traçabilité des informations.
D’autre part, la dématérialisation ouvre la voie à une pédagogie plus interactive et collaborative. En utilisant des plateformes de formation en ligne, des espaces de partage de fichiers ou encore des outils de gestion de projet, les formateurs peuvent enrichir leur contenu, proposer des activités pratiques et permettre aux apprenants d’interagir en temps réel. Par exemple, les quiz, les devoirs à soumettre en ligne, les exercices en groupe peuvent être plus facilement suivis et corrigés.
Réduire l’utilisation du papier : un défi à relever
Bien sûr, la dématérialisation n’est pas sans défis. Le premier d’entre eux est celui de la résistance au changement. Nombreux sont encore ceux qui privilégient la version papier, par habitude ou par crainte de l’utilisation des outils numériques. Mais au fur et à mesure des échanges avec mes collègues formateurs et au gré de mes propres expériences, il devient évident que la transition numérique n’est pas une contrainte, mais une véritable opportunité.
Lors de ma préparation au titre de formateur, j’ai rapidement pris conscience que, même dans un contexte où l’on travaille principalement avec des documents électroniques, il est parfois nécessaire de distribuer des supports en version papier. Cela peut être le cas pour des apprenants peu familiers avec les outils numériques, ou encore pour des supports nécessitant une lecture approfondie, pour lesquels l’écran peut être une barrière. Toutefois, de plus en plus, l’utilisation du papier devient exceptionnelle, au profit des supports numériques.
Alors, comment limiter l’utilisation du papier dans nos formations ? Plusieurs solutions existent.
Les outils numériques comme alliés
L’outil incontournable aujourd’hui est bien sûr la plateforme de gestion de formation (LMS pour Learning Management System). Ces plateformes permettent de centraliser tous les documents, supports de cours, exercices, et évaluations. Pour ma part, j’utilise des plateformes telles que Moodle ou Google Classroom. Ces outils permettent de partager des supports de manière centralisée et structurée, tout en offrant la possibilité d’interaction entre les apprenants et le formateur.
À cela s’ajoutent les solutions de stockage en ligne, comme Google Drive, Dropbox ou OneDrive, qui facilitent le partage de fichiers en toute sécurité. Ces plateformes sont non seulement pratiques mais également intuitives, ce qui les rend accessibles à tous, quel que soit leur niveau de compétence numérique.
L’utilisation des tablettes et des applications de prise de notes constitue également une alternative intéressante. Grâce à des outils comme Microsoft OneNote ou Evernote, les apprenants peuvent prendre des notes en temps réel, les partager avec leurs pairs, et les organiser de manière plus flexible que sur papier.
Les formats interactifs et collaboratifs
Au-delà de la simple dématérialisation des supports de cours, il existe de nombreuses façons d’enrichir l’expérience pédagogique à l’aide des technologies. Par exemple, l’utilisation de vidéos, de podcasts ou de forums de discussion peut compléter les ressources textuelles. En utilisant ces formats multimédia, le formateur peut capter l’attention des apprenants de manière plus dynamique.
Les activités collaboratives sont également une voie d’avenir. Les outils comme Padlet ou Trello permettent de créer des espaces de travail partagés où les apprenants peuvent collaborer sur des projets en temps réel, tout en accédant à des documents et ressources en ligne.
L’intégration de tests et d’évaluations interactives, que ce soit sous forme de quiz en ligne ou de simulations, permet également de réduire la nécessité de documents imprimés tout en optimisant la gestion des résultats.
Précautions et limites de la dématérialisation
Néanmoins, la dématérialisation présente aussi quelques précautions à prendre. Le premier point à considérer est l’accessibilité. Tous les apprenants n’ont pas nécessairement accès à des équipements numériques adéquats, ni à une connexion internet stable. Dans ces cas-là, il est crucial de proposer des alternatives ou d’anticiper la possibilité d’une mise à disposition de documents imprimés sur demande.
De plus, il faut veiller à ce que les documents numériques soient facilement consultables sur différents supports. Cela implique de prendre en compte la compatibilité des formats, la facilité de navigation et l’ergonomie des interfaces. Un fichier PDF trop complexe ou une présentation mal structurée peut devenir un frein à l’apprentissage plutôt qu’un outil.
Et vous, comment réduisez-vous l’utilisation du papier dans vos formations ?
Si comme moi vous êtes un formateur en quête de solutions pour réduire l’utilisation du papier dans vos formations, vous avez certainement des astuces et des outils à partager. Personnellement, je m’efforce d’intégrer des solutions numériques au maximum, tout en restant attentif aux besoins de chaque apprenant. Dans certaines formations, où la dimension interactive et collaborative est essentielle, la dématérialisation est devenue un véritable atout.
Mais chaque formation est unique. Que ce soit en fonction des outils disponibles, du profil des apprenants ou des objectifs pédagogiques, il n’y a pas de solution unique. L’important est de trouver un équilibre et d’ajuster les pratiques en fonction des besoins.
Alors, et vous, comment limitez-vous la distribution de papier dans vos formations ?

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